Le Jardin

Historique du jardin du Passage Sainte-Croix

Précédemment, se trouvait là, le cimetière de l’église ainsi qu’un ancien cloître, témoin de l’ancien prieuré bénédictin qui dépendait de l’Abbaye de Marmoutier près de Tours. En 2011, avant les travaux de réalisation du jardin, des fouilles préventives sont réalisées. Des tombes de l’époque carolingienne ainsi que des plots de granit de l’ancien cloître sont retrouvés.

Pour la création de ce nouveau jardin, l’existence de l’ancien cloître est suggérée, avec un plan en croix, un espace central délimité par un cheminement en périphérie et au centre une fontaine… de l’eau vive, toute une symbolique, s’inspirant des cloîtres monastiques.

Neuf carrés évoquent dans la symbolique des nombres une certaine perfection. Huit carrés sont plantés et le neuvième est composé d’un bassin central à fleur de sol avec une fontaine.

Le pourtour est délimité par une haie, ponctué par sept arceaux en arc brisé. Les arches rappellent l’ancien emplacement du cloître et dialoguent avec les fenêtres de l’église.

Le jardin aujourd’hui

Aujourd’hui ce jardin, appartenant au Diocèse de Nantes tout comme le Passage Sainte-Croix, fait l’objet d’un partenariat entre l’Association Culturelle du Passage Sainte-Croix et la ville de Nantes, qui par l’intermédiaire de son Service des Espaces Verts et de l’Environnement (SEVE) a pris en charge la création de ce jardin, assure son entretien et son ouverture chaque jour.

La thématique

L’équipe du SEVE propose des plantes dont la nature et la mise en espace font sens avec la thématique qui anime la saison culturelle du Passage Sainte-Croix. Le renouvellement des plantations a lieu deux fois par an : en mai et en novembre.

Le jardin monastique : origine et symboliqueSans titre

C’est le moine irlandais Fiachra, au VIIème, qui défricha le premier jardin associé à la prière et à la contemplation. Ainsi, Saint Fiacre devint le patron des jardiniers, il est fêté le 30 août.

Le jardin médiéval représente l’image de l’Eden, il est situé au centre du monastère. Il est le lieu de silence et de méditation, c’est pourquoi, pour éviter toute distraction, il est dépourvu d’ornement.

Le carré s’intègre parfaitement dans la symbolique médiévale liée aux nombres. Le quatre est le symbole de perfection : les quatre éléments, les quatre fleuves du paradis, les quatre évangiles…

  

L’utilisation des plantes médicinales au Moyen-Âge

Dès le Vème siècle la paix romaine laisse place à plusieurs siècles d’insécurité… Les jardins sont créés dans des enclos au pied des châteaux forts. Il s’agit alors de jardins d’utilité.

A la fin du VIIIème siècle, Charlemagne crée de nombreuses écoles religieuses où l’étude des plantes médicinales est la principale base de l’enseignement pharmaceutique. Les moines soignent les malades et des ordres hospitaliers commencent à se développer.

Les jardins sont séparés en plusieurs parties : le potager, le verger, le jardin dédié aux fleurs destinées à parer les églises et les autels et le jardin de plantes médicinales ou jardin de simple.

La phytothérapie se dégage difficilement de la magie et de la sorcellerie vers lesquelles se dirigent les malades. Chaque plante a son utilisation propre. Ainsi, la sauge est renommée, son nom venant d’ailleurs, du latin salvare qui signifie guérir, sauver. Autres exemples : l’achillée millefeuille est réputée car cicatrisante, le lys soigne les blessures de serpent et le millepertuis soulage en cas de brûlures…, on retrouve également dans ces jardins des plantes condimentaires comme le thym, la mélisse ou l’hysope.

 

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